Une donation chez le notaire coûte trois choses, et une seule revient à l’étude : les droits de mutation, versés au Trésor public après abattement, les émoluments, réglementés et donc identiques partout, et les débours. Sur une donation immobilière de 300 000 € à un enfant, l’ensemble représente 44 484 €, dont 4 189 € seulement pour le notaire.Barèmes publiés par service-public.gouv.fr, fiches F1404 et F14203, relevés le 11 septembre 2026.
Ce coût se raisonne dès que l’on veut anticiper sa succession : les étapes d’une donation sont reprises une à une dans notre guide.
Cochez les pièces déjà réunies, puis laissez vos coordonnées : l’étude vous recontacte au créneau de votre choix.
Liste indicative : l’étude adresse la liste exacte au vu du dossier. Vos coches restent sur cet écran : rien n’est enregistré ni transmis.
Ce que l’on appelle « frais de notaire » n’est pas une facture, c’est une addition de trois choses de nature différente. Les distinguer change complètement la lecture du total.
Les droits de mutation à titre gratuit vont au Trésor public. Ils se calculent après abattement, par tranches, et selon le lien de parenté. C’est presque toujours le poste le plus lourd — et il ne dépend en rien de l’étude choisie.
Les émoluments du notaire reviennent à l’étude. Ils sont réglementés par le décret n° 2016-230 : identiques dans toutes les études de France, calculés par tranches dégressives sur la valeur du bien. Sur une donation immobilière de 300 000 €, ils représentent environ 1,4 % du total.
Les débours couvrent les frais réellement avancés pour votre compte : extraits d’actes, relevés cadastraux, intervention d’un géomètre le cas échéant. Ils sont refacturés à l’euro près.
S’y ajoutent, pour un bien immobilier, la taxe de publicité foncière et la contribution de sécurité immobilière, qui ne sont pas des frais d’étude mais des taxes d’État.
Deux questions décident de tout : ce que vous donnez — il existe deux barèmes d’émoluments distincts — et à qui — il existe quatre barèmes de droits. C’est en les mélangeant que la plupart des estimations trouvées en ligne se trompent.
Total, hors débours
44 484 €
Tables appliquées : émoluments « autres donations », et droits « ligne directe ». Base taxable : 200 000 €.
Estimation indicative, hors cas particuliers. Le montant définitif est établi par l’étude.
Sources : service-public.gouv.fr, fiches F1404 (émoluments, décret n° 2016-230) et F14203 (droits et abattements), relevées le 11/09/2026.
Estimation fondée sur les barèmes publiés par service-public.gouv.fr, relevés le 11 septembre 2026 (fiches F1404 et F14203). Elle ne tient compte ni des débours — extraits d’actes, cadastre, géomètre —, ni des donations antérieures, qui s’imputent sur l’abattement pendant quinze ans, ni d’un démembrement, qui réduit l’assiette à la seule nue-propriété. Les émoluments sont réglementés : ils sont les mêmes dans toutes les études de France.
Les émoluments sont réglementés par le décret n° 2016-230 : ils sont identiques dans toutes les études de France, et se calculent par tranches — jamais sur la valeur entière du bien. Deux barèmes coexistent, et c’est là que les estimations trouvées en ligne divergent.
| Tranche de valeur | Taux HT | Taux TTC |
|---|---|---|
| De 0à 6 500 € | 2,322 % | 2,786 % |
| De 6 500à 17 000 € | 0,958 % | 1,149 % |
| De 17 000à 60 000 € | 0,639 % | 0,767 % |
| Plus de 60 000 € | 0,479 % | 0,575 % |
| De 0à 6 500 € | 4,837 % | 5,804 % |
| De 6 500à 17 000 € | 1,995 % | 2,394 % |
| De 17 000à 60 000 € | 1,33 % | 1,596 % |
| Plus de 60 000 € | 0,998 % | 1,1976 % |
Barème publié par service-public.gouv.fr, fiche F1404, relevé le 11 septembre 2026. S’y ajoute, pour une donation immobilière, la taxe de publicité foncière de 0,60 % et la contribution de sécurité immobilière de 0,10 %.
Les droits ne se calculent que sur ce qui dépasse l’abattement, et par tranches elles aussi. Quatre barèmes coexistent selon le lien de parenté — les confondre est l’erreur la plus répandue : un site classé en première page donne, au 11 septembre 2026, la table des époux pour la ligne directe.
| Part taxable, après abattement | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 8 072 € | 5 % |
| De 8 073à 12 109 € | 10 % |
| De 12 110à 15 932 € | 15 % |
| De 15 933à 552 324 € | 20 % |
| De 552 325à 902 838 € | 30 % |
| De 902 839à 1 805 677 € | 40 % |
| Plus de 1 805 677 € | 45 % |
| Jusqu’à 8 072 € | 5 % |
| De 8 073à 15 932 € | 10 % |
| De 15 933à 31 865 € | 15 % |
| De 31 866à 552 324 € | 20 % |
| De 552 325à 902 838 € | 30 % |
| De 902 839à 1 805 677 € | 40 % |
| Plus de 1 805 677 € | 45 % |
| Jusqu’à 24 430 € | 35 % |
| Plus de 24 430 € | 45 % |
| Sur la totalité de la part taxable | 55 % |
| Sur la totalité de la part taxable | 60 % |
Barème publié par service-public.gouv.fr, fiche F14203, relevé le 11 septembre 2026. Une donation entre époux consentie par acte notarié — la donation au dernier vivant — relève, elle, d’un droit fixe de 125 € à l’enregistrement.
100 000 € en numéraire à un enfant. L’abattement absorbe la totalité : aucun droit. Restent les émoluments au barème « sommes d’argent », soit 862 € TTC. C’est le cas le plus favorable du droit français, et il se renouvelle tous les quinze ans.
300 000 € en immobilier à un enfant. Les émoluments s’élèvent à 4 189 € TTC. Les droits portent sur 200 000 € après abattement, soit 38 194 €. S’y ajoutent 2 100 € de taxe de publicité foncière et de contribution de sécurité immobilière. Le total s’établit à 44 484 €, dont moins d’un dixième revient à l’étude.
Le même bien, en nue-propriété, à 61 ans. L’assiette tombe à 180 000 €. Les droits ne portent plus que sur 80 000 €, soit 14 194 €, et les émoluments comme les taxes suivent la même baisse. L’économie atteint 26 277 € pour un acte de même nature — et l’usufruit reste entre les mains du donateur jusqu’à son décès.
Ces trois cas supposent un donateur unique et aucune donation antérieure. Ils donnent un ordre de grandeur, pas un chiffrage : seul l’examen du dossier permet d’arrêter un montant.
Le coût d’une donation ne se négocie pas — les émoluments sont réglementés et les droits sont fixés par la loi. Il se construit, en amont, par trois décisions.
Le calendrier. L’abattement se reconstitue tous les quinze ans. Étaler la transmission en plusieurs actes espacés permet de le mobiliser plusieurs fois — c’est le levier le plus puissant, et le seul qui se périme. La donation de son vivant engagée tôt vaut mieux qu’une donation parfaite engagée tard.
Le démembrement. Donner la nue-propriété en conservant l’usufruit réduit l’assiette des trois postes à la fois, puisque tout se calcule sur la valeur de ce qui est transmis. À 61 ans, la nue-propriété ne représente que 60 % de la valeur du bien — article 669 du code général des impôts.
Le nombre de donateurs. Chaque parent dispose de son propre abattement. Un couple qui donne à deux enfants mobilise quatre abattements de 100 000 €, soit 400 000 € en franchise de droits à chaque fenêtre.
Ces trois décisions relèvent de l’optimisation fiscale du patrimoine au sens propre : l’économie découle de la structure retenue, jamais d’un montage.
Le principe : le donataire — celui qui reçoit — doit les droits et les frais. C’est logique, puisque c’est lui qui s’enrichit.
L’usage est pourtant l’inverse, et il est admis par l’administration : le donateur peut prendre les frais à sa charge sans que ce paiement soit lui-même considéré comme une donation supplémentaire. C’est une tolérance ancienne, et elle change beaucoup de choses : elle permet de transmettre le bien net, sans obliger le bénéficiaire à trouver la trésorerie.
Le règlement intervient à la signature de l’acte. L’étude verse ensuite les droits au Trésor public et procède aux formalités — publicité foncière pour un immeuble, enregistrement dans tous les cas.
Le détail des honoraires et émoluments pratiqués par l’étude est publié, conformément au tarif réglementé.
À un enfant, aucun droit : l’abattement de 100 000 € absorbe toute la somme. Restent les émoluments du notaire, qui dépendent de la nature du bien — environ 860 € TTC pour une somme d’argent, 1 794 € TTC pour un bien immobilier — auxquels s’ajoutent alors 700 € de taxe de publicité foncière et de contribution de sécurité immobilière, soit 2 494 € au total.
À un neveu, la même somme supporte 55 % de droits sur la part qui dépasse 7 967 €. C’est tout l’écart que le lien de parenté produit.
Trois postes se cumulent. Les émoluments, au barème « autres donations » — de 4,837 % HT sur les premiers 6 500 € à 0,998 % HT au-delà de 60 000 €. Les droits, sur la valeur qui dépasse 100 000 € par parent et par enfant. Et les taxes foncières, 0,60 % plus 0,10 %.
Donner la nue-propriété seule réduit l’assiette des trois postes à la fois : à 61 ans, elle ne représente que 60 % de la valeur du bien.
Sur le plan des droits, oui : l’abattement se reconstitue tous les quinze ans, quand il ne joue qu’une fois dans une succession. Mais la donation est irrévocable — elle vous dépouille sans retour possible.
C’est un arbitrage entre fiscalité et autonomie, pas un calcul.
Le barème « autres donations » s’applique : 4,837 % HT jusqu’à 6 500 €, puis 1,995 %, puis 1,330 %, puis 0,998 % au-delà de 60 000 €. En TTC, respectivement 5,804 %, 2,394 %, 1,596 % et 1,1976 %.
S’ajoutent la taxe de publicité foncière de 0,60 % et la contribution de sécurité immobilière de 0,10 %, toutes deux calculées sur la valeur du bien et versées à l’État.

Fondatrice de l’étude Althéa Notaires à Paris 17e, Me Grellet et son équipe accompagnent particuliers et dirigeants à chaque étape de leur vie patrimoniale. Officier public, le notaire confère aux actes leur caractère authentique et vous conseille en toute impartialité, dans le respect du secret professionnel.
Témoignages issus de nos avis Google.
« Un accompagnement clair et rassurant, à chaque étape. »
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