Les frais de transmission de patrimoine ne sont pas un montant : ce sont deux additions différentes selon la voie retenue. Un patrimoine immobilier de 400 000 € transmis à deux enfants coûte 8 783 € s’il est donné par un donateur de 60 ans, et 47 214 € s’il est laissé à la succession. L’écart vient presque entièrement de l’abattement, qui ne joue qu’une fois au décès et tous les quinze ans du vivant. Tout part d’une donation de son vivant engagée à temps.Barèmes de service-public.gouv.fr, fiches F1404, F14203 et F795, relevés le 17 septembre 2026. Hypothèses détaillées sous le comparateur.
Ce comparatif se prépare avec votre notaire donation Paris 17e : le guide de la donation reprend ensuite chaque étape de l’acte.
Cochez les pièces déjà réunies, puis laissez vos coordonnées : l’étude vous recontacte au créneau de votre choix.
Liste indicative : l’étude adresse la liste exacte au vu du dossier. Vos coches restent sur cet écran : rien n’est enregistré ni transmis.
C’est une confusion fréquente : on répond souvent « droits de succession », alors que la question porte sur la transmission — qui recouvre les deux voies.
La succession est subie : elle s’ouvre au décès, à une date que personne ne choisit, sur l’état du patrimoine à ce moment-là. La donation est décidée : vous choisissez la date, le bien, le bénéficiaire et la forme.
Cette différence de nature produit une différence de coût, et elle ne vient pas du barème — les droits se calculent avec la même table dans les deux cas, et l’abattement est le même. Elle vient du nombre de fois où l’abattement peut servir, et des actes que chaque voie impose.
Le détail du premier cas est traité à part : combien coûte une donation chez le notaire décompose les trois postes d’un acte isolé. Ici, on met les deux voies côte à côte.
Deux voies, un même patrimoine
Articles 777, 779 I et 784 du code général des impôts.
Un patrimoine se transmet de deux façons, et l’écart entre les deux se calcule.
Hypothèses, dites en clair : un seul donateur, aucune donation antérieure, un patrimoine immobilier réparti à parts égales entre les enfants, et une succession qui donne lieu à un partage. Les émoluments de la voie « donner » sont comptés acte par acte : multiplier les actes ne divise pas les émoluments, cela répète les tranches basses du barème — ne pas le faire aurait avantagé la donation sans le dire. Les débours ne sont pas compris. Barèmes de service-public.gouv.fr, fiches F1404, F14203 et F795, relevés le 17 septembre 2026. Ce calcul donne un ordre de grandeur : seul l’examen du dossier permet d’arrêter un montant.
Des deux côtés, l’addition se compose de la même façon : des droits versés au Trésor public, des émoluments qui reviennent à l’étude, et des taxes. Ce sont leurs montants respectifs qui divergent.
Les droits de mutation sont le poste lourd, presque toujours. Ils se calculent après abattement, par tranches, selon le lien de parenté — table identique en donation et en succession.
Les émoluments sont réglementés par le décret n° 2016-230, donc identiques dans toutes les études de France. Mais la succession en appelle davantage : acte de notoriété, attestation de propriété, déclaration de succession, puis partage. Une donation n’appelle qu’un acte.
Les taxes penchent dans l’autre sens : une donation immobilière supporte la taxe de publicité foncière de 0,60 % plus la contribution de sécurité immobilière de 0,10 %, que la succession ne supporte pas.
Sur 400 000 € à deux enfants : d’où vient chaque euro
Calcul du comparateur ci-dessous, hypothèses identiques. Dans la voie « donner », les droits sont nuls : chaque acte reste sous l’abattement.
Voilà le mécanisme qui explique la quasi-totalité de l’écart, et il tient en une phrase : l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant se reconstitue intégralement tous les quinze ans, du vivant du donateur — article 784 du code général des impôts.
Au décès, il ne joue qu’une seule fois. Un patrimoine de 400 000 € réparti entre deux enfants laisse donc 200 000 € taxables dans la voie successorale, contre zéro si la même valeur a été donnée en deux fois à quinze ans d’intervalle.
C’est aussi pourquoi l’âge pèse plus lourd que le montant. Chaque fenêtre manquée est définitivement perdue : elle ne se rattrape ni par un acte plus important, ni au décès.
La contrepartie est réelle et se dit : donner appauvrit. Le bien sort du patrimoine, et l’acte est irrévocable. C’est l’arbitrage entre fiscalité et autonomie, et il n’a rien d’évident — c’est le sujet du meilleur moyen de transmettre son patrimoine.
Les fenêtres qui restent, à 60 ans
À 60 ans, il reste 2 fenêtres avant 85 ans. Chacune rouvre l’abattement en entier : c’est le seul levier qui se périme.
Article 784 du code général des impôts. Chaque fenêtre rouvre 100 000 € par parent et par enfant.
Un point mérite d’être confirmé : le barème en ligne directe est le même, que la transmission se fasse par donation ou par succession. Ce qui diffère, c’est la base sur laquelle on l’applique.
Il est progressif par tranches, comme l’impôt sur le revenu : on n’applique jamais un taux unique à la totalité. Une base taxable de 200 000 € n’est pas taxée à 20 % ; elle traverse cinq tranches, de 5 % à 20 %.
C’est ce qui rend les estimations rapides si trompeuses. Sur 200 000 € taxables en ligne directe, les droits s’élèvent à 38 194 €, soit un taux réel de 19,1 % — et non les 20 % de la tranche atteinte.
Au-delà de 1 805 677 € de base taxable, le taux marginal atteint 45 %. C’est le seuil à partir duquel l’étalement dans le temps cesse d’être un confort pour devenir le seul levier réellement disponible.
Le barème en ligne directe, tranche par tranche
Article 777 du code général des impôts, tableau I, ligne directe. La hauteur des marches figure le taux, pas les montants.
Une donation, c’est un acte. Une succession, c’est une procédure — et chaque étape a son émolument, fixé par le même tarif réglementé.
L’acte de notoriété établit qui sont les héritiers : 56,60 € hors taxe, forfaitaires. L’attestation de propriété transfère l’immeuble au nom des héritiers et se publie : 0,532 % au-delà de 30 000 €. La déclaration de succession, adressée à l’administration fiscale, est due dans les six mois du décès : 0,426 % au-delà de 30 000 €.
S’y ajoute, dès qu’il y a plusieurs héritiers et un partage effectif, l’émolument de partage : 0,998 % au-delà de 60 000 €. À lui seul, il pèse souvent plus que l’ensemble des émoluments d’une donation portant sur la même valeur.
Ces étapes sont détaillées dans les étapes du règlement d’une succession. Elles ne sont pas évitables : elles s’anticipent, ce qui est différent.
Les actes appelés par chaque voie
Émoluments de succession : service-public.gouv.fr, fiche F795, tableau « depuis le 1er janvier 2021 ». Montants hors taxe.
Une page honnête doit aussi dire quand son conseil ne s’applique plus. L’avantage de la donation n’est pas constant : il dépend du nombre de fenêtres qu’il reste à ouvrir, donc de l’âge.
Sur le même patrimoine de 400 000 € et deux enfants, l’écart atteint 38 431 € à 60 ans, où deux fenêtres restent ouvertes. À 80 ans, avec une seule fenêtre, il tombe à 2 638 € — et ce reliquat ne tient plus qu’à la différence d’émoluments entre les deux voies.
À très grand âge, ou lorsque le patrimoine est faible au regard des abattements, donner ne fait plus gagner grand-chose sur le plan fiscal. Cela peut rester utile pour d’autres raisons — organiser le partage, éviter l’indivision, protéger un proche — mais ce ne sont plus des raisons de coût.
C’est aussi pourquoi comparer un chiffre trouvé en ligne avec sa propre situation n’a pas grand sens. Le comparateur ci-dessus répond pour un cas précis ; le vôtre comporte peut-être un régime matrimonial particulier, une donation antérieure ou un bien démembré, et chacun de ces éléments déplace le résultat.
Dernier poste souvent oublié dans les deux voies : l’acte qui organise ce qui restera. Le coût d’un combien coûte un testament chez le notaire se compte en centaines d’euros, pas en milliers — sans commune mesure avec les postes ci-dessus.
L’écart en faveur de la donation, selon l’âge du donateur
Calcul du comparateur, patrimoine de 400 000 € et deux enfants, hypothèses identiques dans les trois cas.
Après un abattement de 100 000 € par enfant — article 779 I du code général des impôts — le solde est taxé par tranches : 5 % jusqu’à 8 072 €, puis 10, 15 et 20 % jusqu’à 552 324 €, puis 30, 40 et 45 % au-delà.
S’y ajoutent les émoluments du notaire, réglementés : acte de notoriété, attestation de propriété, déclaration de succession et, s’il y a partage, l’émolument de partage.
Il n’y en a pas un dans l’absolu. Trois éléments décident : ce que vous transmettez, à qui, et si vous devez en conserver l’usage. Une somme d’argent, un immeuble unique et un portefeuille de plusieurs biens n’appellent pas le même outil.
Sur le seul plan du coût, la réponse est en revanche stable : donner tôt coûte moins cher que laisser, parce que l’abattement se rouvre tous les quinze ans.
Les mêmes droits que sur le reste de l’actif, après le même abattement. L’immobilier appelle en revanche deux émoluments supplémentaires : l’attestation de propriété, qui transfère le bien au nom des héritiers et se publie au service de publicité foncière, et l’émolument de partage si les héritiers sortent de l’indivision.
Une donation immobilière, elle, supporte la taxe de publicité foncière de 0,60 % et la contribution de sécurité immobilière de 0,10 % — que la succession ne supporte pas.
Trois postes. Les droits, nuls tant que la valeur reste sous l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant. Les émoluments, réglementés et dégressifs : 5,804 % TTC jusqu’à 6 500 €, puis 2,394 %, 1,596 % et 1,1976 % au-delà de 60 000 € pour un bien. Les taxes, 0,70 % au total sur un immeuble.
Sur une donation immobilière de 100 000 € à un enfant, l’ensemble représente 2 494 €, dont aucun euro de droits.
Pour un bien immobilier donné à un enfant, sans donation antérieure : 2 992 € d’émoluments, 18 194 € de droits sur les 100 000 € qui dépassent l’abattement, et 1 400 € de taxes. Soit 22 586 € au total.
Pour une somme d’argent, le barème d’émoluments est différent et deux fois plus léger : 1 437 €, pour les mêmes 18 194 € de droits, soit 19 631 €. Donnée par deux parents, cette même somme reste entièrement en franchise.
Zéro jusqu’à 100 000 € par parent et par enfant. Au-delà, le barème de l’article 777 s’applique par tranches, de 5 % à 45 %.
Le calcul se fait par couple donateur-donataire : deux parents et deux enfants, ce sont quatre abattements, soit 400 000 € transmissibles en franchise à chaque fenêtre de quinze ans.

Fondatrice de l’étude Althéa Notaires à Paris 17e, Me Grellet et son équipe accompagnent particuliers et dirigeants à chaque étape de leur vie patrimoniale. Officier public, le notaire confère aux actes leur caractère authentique et vous conseille en toute impartialité, dans le respect du secret professionnel.
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